jeudi 29 novembre 2012

Une saison blanche et sèche d'André BRINK


Le livre de poche, 01/1990, 429 pages.
 
Prix Médicis étranger, Une saison blanche et sèche est le quatrième roman d'André Brink. Interdit dès sa publication en Afrique du Sud, il est traduit dans une dizaine de pays. Écrit dans la même langue somptueuse, riche de couleurs et d'images qu'Au plus noir de la nuit, c'est œuvre la plus significative, la plus engagée, la plus achevée d'un très grand romancier.

Mon avis : L'auteur nous plonge directement dans le tumulte de l'Afrique du Sud où il ne fait pas si bon d'être un "blanc", même décidé à soutenir son prochain "noir". Engagé mais très réaliste, ce livre parle du choc des cultures, de la colonisation et de ses effets même des années, des décennies plus tard, de sentiments, d'abus de pouvoirs. On suit les pérégrinations du personnage principal partagé entre ses choix personnels, son statut de "professeur" de l’État, et sa famille. L'auteur se veut authentique et il l'est, retranscrivant par l'intermédiaire d'un tiers les pensées et sentiments de ce Ben Du Toit. 
Petit clin d'œil avec un des collègues enseignants nommés "Viviers" qui sans le "s" est mon nom de famille.
Ma collègue me l'avait recommandé il y a un petit bout de temps et je ne regrette pas son conseil.

Avec ce livre, je valide ma participation au challenge "Un mot, un titre" de Calypso du mois de novembre.