Affichage des articles dont le libellé est Ebook. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ebook. Afficher tous les articles

jeudi 22 octobre 2015

Un homme dangereux d'Emilie FRECHE

Stock, 19/08/2015, 288 pages
Lu du 19 au 22 septembre 2015

« Pourquoi est-on toujours attiré par les histoires qui ne sont pas faites pour nous ? »

Mon avis : Tomber amoureux, c'est magique, c'est beau, c'est avoir les papillon dans le ventre et les yeux qui pétillent...
Mais c'est aussi se mettre en danger. On se découvre, se dévoile face l'autre. On prend des risques, on ose, on se laisse entraîner dans l'aventure. 
Mais jusqu'où ?
C'est la principale réflexion de ce livre.
Et quand en plus, c'est son amant et non "l'officiel", la situation se corse.
La fidélité est une question d'avis personnel, de vécu, de caractère. C'est aussi un sujet qui m'a toujours poser beaucoup de questions : comment on arrive-t-on à ça ? Qu'est-ce qui nous y amène ? Peut-on aimer deux personnes en même temps ?
Si ce roman livre quelques réponses à ce sujet, j'aurai aimé connaître la position du mari.
Mais le point important de ce livre est que c'est une introspection de l'auteur elle-même, un genre de journal intime dont on découvre la finalité en toute fin.
Le passé en filigramme dans un  premier temps, prend une part beaucoup plus importante à la fin de l'ouvrage.
Est-il (le passé) un moyen de répondre à certaines questions de son existence ? Nos décisions actuelles et futures sont-elles intrinsèquement liées à notre passé ? 
Je crois que la réponse appartient surtout à chacun...



vendredi 13 mars 2015

La bibliothèque des coeurs cabossés de Katarina BIVALD

Denoël, 15/01/2015, 496 pages
Lu du 26 février au 5 mars 2015

Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l'Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.
Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l'aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

Regards croisés sur un livre :

* Si on se présentait.....

Stef : Stéphanie, la fameuse lectrice à visée ! Si vous êtes un habitué du blog vous devez commencer à me connaître à travers mes lectures ;) Sinon eh bien quoi vous dire, grande lectrice depuis mon plus jeune âge, mariée,maman de 2 beaux enfants et propriétaire d'un chat, cochon d'inde et poissons ...Grande famille quoi !

Moi : Céline, enseignante/cuisinière/blogueuse. Après 14 ans, j'ai quitté ma ptite vie parisienne pour m'installer dans l'Aisne dans une belle maison. Les voyages en train rythment désormais ma vie professionnelle et m'offre de belles heures de lecture.

* Pourquoi ce livre ?
S :  Je souhaitais lire ce roman qui rencontre une très bonne critique. Et point non négligeable, c'est un roman qui, à mon avis, pouvait me permettre de rejoindre Céline du blog "Ce-livres-et-fourneaux" . Vu que nous avons sensiblement les mêmes goûts littéraires.

M : J'ai vu passé quelques bons et même très bons avis sur la blogosphère alors quand Stef me l'a proposé en LC, je n'ai pas pu refusé.

* L'auteur est-il un illustre inconnu pour vous ou au contraire un fidèle de votre bibliothèque ?
S :  Une totale découverte ! en même temps c'est son premier roman !

M : Une inconnue totale !!! Et donc une agréable découverte.

* En un mot, votre ressenti …
S :  Truculent

M : Un mot, c'est difficile... Tendresse... serait le mot qui me vient à l'esprit en refermant ce livre.

* Et si on devait approfondir en quelques lignes.

S :  C'est une belle histoire de rencontres, d'entre aide. Le réveil d'une petite ville américaine touchée par la crise. L'on rencontre une multitude de sentiment. J'ai beaucoup aimé les références des divers œuvres littéraires. Dont la plupart, a bien entendu été lu ! Au départ, je pensais que c'était un roman épistolaire et en fait pas du tout, enfin pas totalement ! Faire vivre un personnage à travers sa correspondance est une très bonne idée ! C'est un régal.

M : Si l'idée de départ semble assez cousu de fil blanc, la jolie plume de l'auteur en fait un roman très agréable à lire, une sorte de conte de fée des temps modernes. La confrontation de ces deux pays/cultures est intéressante mais il me manque un ptit quelque chose pour que ce soit un coup de cœur, peut-être que cela n'est pas assez poussé loin dans le choc des cultures. En tout cas, il m'a bien plu mais je reste sur ma faim.

* Serait-ce un livre que vous conseillerez ?
S :  Oh que oui !! L'écriture est très agréable, l'histoire est belle même si on sait comment tout va finir. c'est un livre qui fait un bien fou

M : Tout à fait car malgré mon bémol c'est une très jolie histoire.

* Quel titre auriez-vous donné à ce livre si vous en étiez l'auteur ?
S :  
L'invitée d'Amy


M : Le titre qui m'est venu à l'esprit est : L'amour sur rayonnage ! 

* Que pensez-vous de la couverture du roman ? est-elle bien choisie ?
S :  Elle est tout à fait réussi ! C'est même cette couverture qui m'a dans un premier temps charmée !

M : Plutôt accrocheuse mais les couleurs sont un peu palotes.
 
* Disons que vous êtes avec l'auteur, fauteuil, café...L'ambiance parfaite pour des petites confidences. Vous êtes bien. Vous lui parleriez de quoi ?
S :  Je lui demanderai pourquoi avoir située son roman en Amérique et non en Suède, je suppose qu'il y a là-bas aussi des villes dépeuplées.

M : Je crois bien que la première question que je lui poserais, serait : Pourquoi cette histoire. De nature curieuse, je me demande toujours comment l'auteur a choisit son intrigue, ses personnages (les a-t-il calqué sur des personnes réelles),...

* Le mot de la fin à l'invité du blog ...
M : Merci Stef pour ce nouveau rdv qui permet une nouvelle fois de voir/lire un livre sous un nouvel angle.






dimanche 1 mars 2015

La couleur de l'âme des anges de Sophie AUDOUIN-MAMIKONIAN

R, 05/01/2012, 447 pages
Lu du 11 au 26 février 2015

Jeremy, jeune homme de 23 ans, est sauvagement assassiné. En devenant un Ange, il réalise que la lutte pour survivre n'est pas terminée et qu'il peut aussi mourir dans ce nouvel univers. En effet, pour ne pas disparaître, tout Ange doit se nourrir de sentiments humains. Et Jeremy va bientôt découvrir avec effroi qu'il doit même les provoquer ! Provoquer la haine, l'amour, la joie, la tristesse, la peur, la compassion... Seules les émotions fortes peuvent rassasier les Anges, colorant leur peau en bleu pour les émotions positives, en rouge pour les négatives. Recherchant la raison pour laquelle il a été tué, Jeremy piste alors Allison, une vivante de 20 ans, témoin involontaire de son exécution. À force de côtoyer, jour et nuit, la ravissante et naïve jeune fille, il finit par en tomber follement amoureux. Mais l'assassin de Jeremy cherche à supprimer à tout prix ce témoin indésirable... Alors que des Anges se liguent aussi contre lui, Jeremy parviendra-t-il à sauver Allison ? Sera-t-il capable de sacrifier ses sentiments et de vivre à jamais séparé d'elle ? Avec ce premier volet d'une duologie ambitieuse et envoûtante, l'auteur emmène ados et jeunes adultes dans l'au-delà, cet univers qui alimente toujours les plus grands fantasmes et la plus vive curiosité.

Mon avis : La nouvelle session du challenge de Calypso a été l'occasion de sortir ce livre de ma E-Pal.
Mon premier ressenti est associé à la fête des couleurs :
Les couleurs, comme le titre l'indique, prédominent dans ce livre, associée aux sentiments, elles catégorisent les anges. 
On se pose tous la question de l'après, de l'au-delà, du paradis, quel que soit le nom qu'on lui donne.
Sophie Audouin-Mamikonian en propose une très jolie version : les anges. Dans une sorte de continuité, on prend la couleur de ce qu'on représentait avant, bleu pour le "bien", rouge pour le "mal".
Certes, un brin cliché, ce choix nous embarque dans une histoire mêlant intrigue et romance.
La mort prématurée des deux jeunes héros les réunira dans une quête de la vérité.
Si l'auteur fait de son point d'orgue l'ambiance colorée de ce nouveau monde, le récit tient la route et embarque le lecteur dans une belle aventure.
J'espère que le 2nd tome arrivera prochainement et sera une bonne suite (exercice pas toujours aisé).


Je valide ma participation pour le mot "Couleur" du challenge de Calypso




jeudi 15 janvier 2015

Satan était un ange de Karine GIEBEL

Fleuve noir, 13/11/2014, 336 pages
Lu du 5 au 6 janvier 2015

Hier encore, François était quelqu’un. Un homme respectable et respecté. Aujourd’hui, il n’est plus qu’un fugitif qui tenterait d’échapper à son assassin. En vain. Sur la route, Paul, un jeune auto-stoppeur de 20 ans. François s’arrête. « Vous allez où ? » demande-t-il. « Je ne sais pas. Et vous ? » « Je ne sais pas non plus. »
Que cache ce mystérieux jeune homme ? Aucune importance pour François qui a désormais un compagnon de route. Malgré les blessures de l’un et les secrets de l’autre, malgré la mort et la violence, ces deux écorchés vifs vont miraculeusement s’apprivoiser et vivre un voyage qui les mènera au-delà de tout ce qu’ils avaient pu imaginer. Faire ce qu’ils n’ont jamais fait. Vivre des choses insensées. Vivre surtout… Car la mort n’est pas forcément là où l’on pense la trouver.

Mon avis : Alors que résonne encore en moi la plume de K. Giebel et son Meurtre pour rédemption dont le personnage de Marianne ne peut laisser indifférent, je me suis plongée dans le dernier livre de cette nouvelle reine du crime.
Tout d'abord, la couverture a accroché mon regard, ce titre envahissant et cette route qui a l'air de ne plus vouloir en finir, ne semble faire qu'un et dessiné une croix. On pense alors road movie (à la Tarantino ?), accident de la route, périple routier,... mais une fois le livre terminé, elle prend tout son sens et je vous invite à y revenir après votre lecture.
François, avocat et attente d'une mort certaine et Paul, auto-stoppeur au passé déjà lourd pour son jeune âge. Quel lien peut-il s'établir entre ses deux personnages diamétralement opposés ? Quels évènements peuvent les amener à se rencontrer ? Car la vie (et la mort) est ainsi faite, elle met sur votre chemin des personnes qui s'immiscent dans votre vie et vous la font voir différemment.
De kilomètres en kilomètres, ces deux personnages apprennent à se connaître, enfin ce qu'ils laissent découvrir. Embarqué dans une série d'évènements dignes des meilleurs films d'action hollywoodiens, c'est bien l'humain que Karine Giebel dissèque en arrière-fond de sa toile.
Les relations amoureuses, le lien parental, la fratrie sont autant d'interrogations et de remises en question que livre K. Giebel à son lecteur. On croit lire une intrigue bien ficelée mais ce thriller se révèle encore plus profond grâce à la plume de l'auteur.


Avec ce titre, je valide ma participation pour le challenge de Calypso


vendredi 7 novembre 2014

X de Sébastien TEISSIER

Nouveau monde Éditions,01/2014, 240 pages
Lu le 7 novembre 2014

Banlieue parisienne, 23h15. Lucas Moriani, agent de la police scientifique, se rend sur une scène de crime. Arrivé sur place, il est seul et éprouve une gêne incompréhensible devant la victime égorgée.
Pourquoi cet agent expérimenté ne parvient-il pas à retrouver sa routine ?  Pourquoi aucun autre policier ne se trouve sur les lieux ? Son téléphone garde la trace de l'appel de l'inspecteur l'ayant envoyé sur place mais le numéro est masqué. Quel est son nom déjà ?
Rapidement, Lucas Moriani réalisera les raisons de son trouble et prendra la mesure de l'horreur qui l'entoure.
Acteur contre son gré d’une grotesque comédie, la vie de l'agent bascule. Ses souvenirs ne correspondent plus à aucune réalité. La démence est-elle la seule explication rationnelle ? Lucas Moriani va enquêter sur la victime et sur lui-même pour décrypter l’énigme la plus complexe de sa carrière. Mais la vérité aura un prix.

Mon avis : C'était la pleine lune hier, et donc insomnie pour moi. Comble pour une lectrice qui n'arrive pas à trouver le sommeil : avoir laisser sa liseuse sur le canapé au rez-de-chaussée... Je farfouille dans mon téléphone, retrouve la liste de mes LC du mois et dans mon application Kindle cette fameuse couverture qui accroche mon regard.
Je clique et me voilà en plein dans cette intrigue magistralement orchestrée !!! 
Les personnages sont à peine dessinés, le décor à peine planté que déjà les premières questions fusent, autant que pour le premier héros de l'histoire qui se retrouve dans un appartement vide, un cadavre sous les yeux. De chapitre en chapitre, les différents protagonistes apparaissent dans un ballet savamment chorégraphié. La valse emporte bien vite le lecteur puisque c'est la moitié du livre que j'ai avalé en ces heures nocturnes mais j'en sais difficilement plus sur ce Lucas.
Le matin pointe son nez accompagné d'une bonne pluie... Tenant de me remettre de ma courte nuit, je rebascule dans la seconde moitié avide d'en connaître le dénouement... Bien m'en a pris et une belle claque au final.
En quelques 240 pages et si peu de mots, Sébastien Teissier boucle une intrigue magistrale !!! Les ingrédients sont là et pourtant quelque chose nous échappe pour mieux nous surprendre. Vous en parlez plus serait trahir la plume de l'auteur. Pas de fioritures, pas de faux-semblants ou de points de détails à rallonge, le style de S. Teissier tranche dans le vif à la manière de la lame de la couverture. La fin... psychologique renversante, criminellement dérangeante, littéralement engageante (une suite est d'ailleurs prévue me semble-t-il et on ne peut avoir qu'hâte de la découvrir).

L'interview de l'auteur par Yvan, c'est par ici !!! 
Et sa chronique ici !!!
La chronique de Foumette, c'est par !!!


 

mercredi 15 octobre 2014

Le premier sang de Sire CEDRIC

Ebook,  15/03/2012, 508 pages
Lu du 4 au 9 octobre 2014

Cité les Ruisseaux. Surveillance de nuit. Eva Svärta et Erwan Leroy espèrent enfin faire tomber Ismaël Constantin. Mais le feu ravage son appartement et le caïd meurt brûlé vif.
Neuilly-sur-Seine. L'argent, le pouvoir, la beauté... Madeleine Reich avait presque oublié qu'il y avait un prix à payer. Ce soir, les anciennes blessures se rouvrent, et l'heure est venue d'affronter sa peur.
Eva, la policière albinos, ne le sait que trop bien : le temps n'a pas de prise sur les liens tissés dans le sang. Surgis de l'ombre, les fantômes du passé réclament leur dû…

Mon avis : Mes souvenirs étaient un peu lointain du premier opus (De fièvre et de sang) de cette série car je l'ai lu il y a deux ans maintenant. Toutefois, je me suis très vite replongée dans l'univers d'Eva Svärta et ses acolytes.
Si le début nous emmène dans une première direction, le trafic de drogue, Sire Cédric envoie son lecteur dans bien d'autres contrées. Mêlant parfaitement le thriller et le fantastique, c'est un nouveau genre que nous propose l'auteur. Le premier titre m'avait un peu laissé sur ma faim mais elle a été vite satisfaite avec ces nouvelles aventures, mélange de magie noire et d'enquête policière.
Les ingrédients sont savamment dosés pour accrocher le lecteur et lui donner envie de satisfaire sa curiosité jusqu'au final que l'on voit un peu venir malheureusement par habitude. 
Dans ce tome, le passé et le présent ne font plus qu'un pour l'enquêtrice Eva, personnage au passé dévastateur et mal de vie suite à l'assassinat de sa sœur jumelle.
Le lecteur ne peut que mordre à l'hameçon laissé traîner par Sire Cédric, vivement le mois prochain pour la suite avec La mort en tête.

 Avec ce titre, je valide ma participation pour la session "SANG"


 
 Avec ses 509 pages, il rentre tout pile dans le challenge de Plume de Cajou


 Ce livre a reçu tous ces prix et entre donc dans le prochain Challenge A tous prix
Nominé pour le Prix de l'Embouchure
(Prix décerné par l'Amicale du Personnel de la Police Nationale 2013)
Nominé pour le Grand Prix de l'Imaginaire
(Festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo 2013)
Book d'Or (Book En Stock 2012)
Coup de cœur de l'équipe éditoriale France Loisirs


samedi 21 juin 2014

Ces douleurs que l'on cache de Carine PETIT

The book edition, Collection Plume au bout des doigts, 06/2014, 195 pages.
Lu du 18 au 21 juin 2014.


Xavier vit avec Luce une relation belle sous tout rapport. Il est loin de penser qu'elle a tout fait pour cacher certaines choses qui auraient pu entacher leur relation. Lorsqu'elle tombera dans le coma, après un accident de voiture, il découvrira une femme qui ne correspond pas à ce qu'il a connu d'elle jusque-là. Et l'angoisse prendra part de sa vie, au fur et à mesure que les faits se présenteront à lui...
Ce roman est dédié à toutes ces femmes qui ont vécu ne serait-ce qu'un minuscule moment de cet écrit.

Mon avis : J'ai eu la chance et le privilège de "rencontrer" Carine Petit sur Facebook, sûrement au détour d'un échange sur le groupe de lecture Read. Nous avons sympathisé et elle a proposé de faire découvrir son premier roman à quelques blogueurs dont moi !!!
En moins de 200 pages, Carine réussit à nous dérouler une intrigue pleine de rebondissements. Alors qu'on découvre à peine les deux jeunes amoureux, Xavier et Luce, nous voilà embarquer dans une aventure pleine d'épisodes plus surprenants les uns que les autres.
Les relations humaines se construisent au travers de notre passé, de notre présent et du futur que l'on projette. C'est la base de toute histoire qu'elle soit d'amitié et/ou d'amour. Mais voilà, on est tel que l'on est aujourd'hui parce qu'on a vécu un hier. Pour certains, cet hier fut une belle période plutôt calme et heureuse; pour d'autres, il renferme un ou plusieurs secrets que l'on espère ne jamais avoir à divulguer. Destin ou ironie du sort, ce n'est toujours par choix que les secrets sortent de la boite dans laquelle on les croyait bien enfermés.
C'est ce qu'explore, avec une très jolie plume, Carine dans ce 1er roman. Alors que l'amour envahit ces jeunes personnes, le passé de Luce ressurgit et Xavier découvre ces douleurs qu'elle a eu tant de mal à essayer de lui cacher...
Le personnage de Xavier est très attachant dans sa quête de la vérité, dans sa perdition face aux révélations qui lui tombent dessus, face à cet avenir qui devient tout à coup incertain.
La voix de Luce se fait également entendre en alternance avec le récit de Xavier comme une sorte de plongée dans son état comatique. Le lecteur n'en est que plus déstabilisé dans sa quête de la vérité.
Un très "joli" roman sur un sujet particulièrement grave et qui donne envie d'en découvrir bien d'autres...



dimanche 1 juin 2014

Fight club de Chuck PALAHNIUK

Folio, 08/1996, 528 pages.
Lu du 21 au 25 mai 2014.

« Laisse-moi te parler de Tyler. Tyler dit : les choses que tu possèdes finissent toujours par te posséder. C’est seulement après avoir tout perdu que tu es libre de faire ce dont tu as envie. Le fight club t’offre cette liberté.
Première règle du fight club : Tu ne parles pas du fight club.
Deuxième règle du fight club : Tu ne parles pas du fight club. Tyler dit que chercher à s'améliorer, c’est rien que de la branlette. Tyler dit que l’autodestruction est sans doute la réponse. »

Mon avis : Le film m'avait beaucoup interpellé alors quand Calypso a annoncé le mot "club" pour la session de son challenge Un mot des titres, je n'ai pas hésité une seconde à sortir ce livre de ma E-PAL.
Pour être tout à fait franche, le film m'a bien aidé pour la lecture du livre. Le texte est presque brut de décoffrage et il faut arriver à suivre les interactions entre les différents protagonistes. 
L'auteur au nom difficilement prononçable (heureusement que c'est une chronique écrite et non orale) dénonce la société de consommation américaine, le système patron-employé, la mondialisation et la difficulté de se faire une place dans une société où tout s'accélère.
Un livre intéressant pour sa prise de position mais une écriture un peu trop masculine à mon goût. 


Avec ce titre, je valide ma participation au challenge de Calypso :


Avec auteur, je valide la lettre P du challenge


Ce film a été adapté au cinéma en 1996 par David Fincher 






Ce livre a remporté le prix de la Pacific Northwest Booksellers Association en 1996

jeudi 29 mai 2014

La mort en rouge de Pierre GAULON

City, 08/05/2013, 294 pages.
Lu du 25 au 28 mai 2014.

Des coups frappés à la porte, comme autant d'appels au secours. A travers le judas, Clément Danver a juste le temps d'apercevoir un homme se jeter du haut de cinq étages. Selon toute vraisemblance, l'homme s'est suicidé. Sauf que Clément a cru voir, un instant, une autre silhouette. Une femme spectrale à la chevelure maculée de sang. Sans doute a-t-il rêvé ? Mais le policier envoyé sur les lieux a lui aussi des doutes sur le suicide. D'autant que la mystérieuse « fille aux cheveux rouges » semble bien réelle. Elle laisse même des cadavres partout où elle passe ? De sombres secrets enfouis depuis la Seconde guerre mondiale ne tardent pas à ressurgir. Pour certains, la vengeance est vraiment un plat qui se mange froid. Quand les secrets de passé reviennent nous hanter ?

Mon avis : Roman historique, histoire de fantôme, polar, Pierre Gaulon mélange très habilement les genres et offre au lecteur un voyage dans le temps dont la destination finale lui échappe complètement.
Le récit commence pendant la Seconde Guerre mondiale et un chassé-croisé s'engage entre deux histoires, deux époques mais liées d'une façon ou d'une autre. C'est aux côtés d'une jeune enquêtrice que le lecteur découvre pas à pas l'histoire de cette jeune femme aux cheveux rouges. Personnage central du livre, l'auteur ne lui laisse peu la parole pour encore plus de mystère...
Chaque famille cache ses secrets, certains évènements en créent sans qu'il soit possible d'y échapper... car parfois c'est l'Histoire qui vous rattrape. Mais la mort promet toutes les délivrances et rares sont ceux qui arrivent à emmener leurs secrets dans la tombe.
La plume de Pierre Gaulon vous embarque tout de suite dans son univers et l'on se laisse happer bien volontiers et avec peu de réticences (si ce n'est les impondérables du quotidien, que l'on mettrait bien sur pause pour déguster ce roman à la hauteur qu'il mérite).
Les points de vue de chacun des personnages dévoilent une intrigue magistralement pensée et couchée sur le papier. On ne peut que se hâter de tourner les pages pour en découvrir le final qui amènera le lecteur bien au-delà de sa première impression.
La vengeance nait du mal mais jusqu'où peut-elle aller ? Est-elle un mal suffisant pour réparer le mal commis au départ ? Tant de questions que je vous laisse à la réflexion après lecture...


Plus d'info sur le site de Pierre Gaulon.










mardi 1 avril 2014

Hématome de Maud MAYERAS

Le livre de poche, 28/11/2007, 320 pages.
Lu le 1er avril 2014.

Dans une chambre d’hôpital, une jeune femme se réveille péniblement. Elle ne sait ni qui elle est, ni pourquoi son corps la fait autant souffrir : sa mémoire est comme effacée.
À son chevet, Karter, son compagnon, effondré, lui apprend qu’on l’a agressée, puis violée. Dès sa sortie, Emma, assaillie par des flashs terrifiants, tente de reconstituer le puzzle de sa vie. Qui l’a agressée alors qu’elle attendait un enfant ? Quel grand malheur a mis un terme à sa carrière ? Et pourquoi le silence la sépare-t-il de son père depuis toutes ces années ?
Bribe par bribe, les souvenirs ressurgissent, sans apporter compréhension ni réconfort. Emma croise des personnages de plus en plus inquiétants et la mort semble peu à peu tout recouvrir autour d’elle…

Mon avis : Mon 1er coup de cœur de 2014 !!! Amateur de polars, thrillers, vous ne pouvez passer à côté de ce livre. Le début est accrocheur en quelques lignes. Le lecteur n'en sait pas plus qu'Emma, la victime d'un crime horrible qui signe le départ d'une descente aux enfers que peu imagineront. 
Maud Mayeras réussit le pari incroyable de ne laisser aucun indice qui pourrait mettre un début de puce à l'oreille du lecteur. Elle vous emmène implacablement aux côtés de son héroïne pour un final qui vous met une belle claque...
Même si ce livre m'a beaucoup fait pensé à Avant d'aller dormir, Maud Mayeras va beaucoup plu loin et évite très habillement le sentiment de répétition que l'on peut ressentir dans le précédent livre. 
L'amnésie est un moyen de survie pour le cerveau humain mais l'homme est toujours en quête de vérité même lorsqu'elle est impensable, inimaginable, incroyable, et peut-être au final pourquoi sensée...





mardi 15 octobre 2013

Une reine à Thèbes de Margaret LAURENCE

Alto, 12/06/2012, 26 pages.
Lu du 4 au 6 octobre 2013.



Imaginez la fin du monde.
Vous survivez, seule avec votre enfant.
Restez en vie !
Une fable noire et néanmoins lumineuse de Margaret Laurence, une auteure incontournable !

Mon avis : Je cherchais un titre pour le challenge de Calypso Un mot des titres, le mois de cette nouvelle session étant "reine". La Reine Margot me tentait bien mais j'avais peur de manquer de temps pour le finir, le timing se terminant au 15/10. Je me donc laissée tenter par cette "nouvelle de cette auteure que je ne connaissais pas mais donc la Fnac me vantait le renommée canadienne.
La base de l'histoire est intéressante, même si déjà vu et revu. La fin de monde ? Mais que peut-il bien se passer ensuite ? De nombreux films et livres ont exploré différentes pistes, proposé diverses possibilités selon le facteur qui nous feraient basculer dans une autre ère.
Qu'en est-il de Margaret Laurence ? Rien ou du moins rien de nouveau. Je ne dévoilerai rien mais je suis ressortie déçue de ma lecture, pas même un début de piste à l'horizon ou d'originalité, que du déjà vu je pourrais dire.
Bref, une lecture qui ne restera pas dans mes souvenirs impérissables. Dommage, j'aime beaucoup découvrir de nouveaux auteurs.


Avec ce titre, je valide ma participation au Challenge de Calypso :

Margaret Laurence étant canadienne, je valide donc un pays supplémentaire dans mon challenge :
 

 Thèbes est une ville situé en Grèce, je valide donc la catégorie LIEU du Challenge d'Enna :

jeudi 3 octobre 2013

Hunger games Tome 1 de Suzanne COLLINS


Epub, 01/10/2009, 379 pages.
Lu du 1er au 3 octobre 2013.


Dans chaque district de Panem, une société reconstruite sur les ruines des États-Unis, deux adolescents sont choisis pour participer aux Hunger Games. La règle est simple : tuer ou se faire tuer. Celui qui remporte l’épreuve, le dernier survivant, assure la prospérité à son district pendant un an. Katniss et Peeta sont les « élus » du district numéro douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé… Alors que les candidats tombent comme des mouches, que les alliances se font et se défont, Peeta déclare sa flamme pour Katniss à l’antenne. La jeune fille avoue elle-aussi son amour. Calcul ? Idylle qui se conclura par la mort d’un des amants ? Un suicide ? Tout est possible, et surtout, tout est faussé au sein des Hunger Games…

Mon avis : On ne peut lire ce livre sans penser au film Battle royale où de jeunes lycéens se retrouvent sur une île et un seul doit survivre. Alors forcément, en ayant ce film qui m'a plutôt interpellé à l'époque où je l'ai vu, difficile d'apprécier l'essentiel de ce 1er volet. L'univers décrit par Suzanne Collins est riche et intéressant, le film rendra peut-être mieux compte des décors et costumes. Les personnages sont assez travaillés dans leur personnalité et traits de caractère mais c'est là justement le principal défaut que je reprocherai à l'auteur. Le récit porte surtout sur ces personnages et leurs relations mais manque cruellement de ce que je pensais découvrir : l'enjeu des Junger games. Je trouve que la partir "jeux" à proprement parlé disparaît presque du livre. Ayant lu quelques livres dans la même veine comme les Harry Potter, Elie et l'apocalypse, je les trouve plus fournis en détails concernant les aventures des personnages. Pour moi, ce manque de récit appauvrit l'histoire est en fait une simple romance fantastique. Quel dommage car l'intrigue semblait prometteuse. Néanmoins, je regarderai le film de ce 1er volet et lirai les tomes suivants pour voir comment l'auteur l'a fait évolué. Qui sait, peut-être serai-je surprise ?


Avec ce titre, je valide ma participation aux Challenges de Mia pour le mois d'octobre



Et voici l'avis des co-lectrices de ce 1er volet !!!

Le livre a été adapté au cinéma le 21/03/2012 :

Il rentre donc dans le Challenge :

Avec cette auteure, je valide la lettre C du challenge
 

dimanche 15 septembre 2013

Baguettes chinoises de XINRAN

Kobo, 15/11/2011, 350 pages.
Lu du 7 au 15 septembre 2013.


« Je vais leur montrer, moi, à tous ces villageois, qui est une baguette et qui est une poutre ! ». C’est ce cri qui a donné envie à Xinran d’écrire cette histoire. Celle, lumineuse, chaleureuse, émouvante, de trois sœurs qui décident de fuir leur campagne et le mépris des autres, pour chercher fortune dans la grande ville. Sœurs Trois, Cinq et Six n’ont guère fait d’études, mais il y a une chose qu’on leur a apprise : leur mère est une ratée car elle n’a pas enfanté de fils, et elles-mêmes ne méritent qu’un numéro pour prénom. Les femmes, leur répète leur père, sont comme des baguettes : utilitaires et jetables. Les hommes, eux, sont les poutres solides qui soutiennent le toit d’une maison. Mais quand les trois sœurs quittent leur foyer pour chercher du travail à Nankin, leurs yeux s’ouvrent sur un monde totalement nouveau : les buildings et les livres, le trafic automobile, la liberté de mœurs et la sophistication des habitants… Trois, Cinq et Six vont faire la preuve de leur détermination et de leurs talents, et quand l’argent va arriver au village, leur père sera bien obligé de réviser sa vision du monde. C’est du cœur de la Chine que nous parle Xinran. De ces femmes qui luttent pour conquérir une place au soleil. De Nankin, sa ville natale, dont elle nous fait voir les vieilles douves ombragées de saules, savourer les plaisirs culinaires et la langue truculente de ses habitants. Et d’un pays, une Chine que nous découvrons par les yeux vifs et ingénus des trois sœurs, et qui nous étonne et nous passionne car nous ne l’avions jamais vue ainsi.

Mon avis : En Chine, la naissance d'un garçon est accueilli comme un grand événement, on en parle comme d'une "poutre" qui, aussi fort et fiable que le morceau de bois, est capable de faire tenir l'ensemble de la maison. Au contraire, les petites filles sont pour le meilleur des cas (la plupart sont tout simplement tuée à la naissance) considérées comme de simples "baguettes". Dans la famille que nous présente l'auteur, aucun garçon mais pas moins de six filles, simplement nommées par leur numéro d'arrivée. Échec écrasant du père, elles tentent malgré tout de subvenir aux besoins de la famille. Jusqu'au jour où l'un d'elles, Trois, s'enfuient pour éviter un mariage forcé. Elle découvre alors un nouveau monde : la ville, Nankin. Les codes y sont bien différents de son modeste village. La position des femmes y est bien meilleure et tout s'agite à tout va. Rejointe par ses deux sœurs, chacune va découvrir par le biais de son nouveau "travail" des facettes de ce drôle de mode de vie.
Bien au-delà d'une simple description de ce choc culturel, Xinran dresse un curieux portrait d'une Chine partagée entre poids des traditions et volonté de modernité. Si la plupart des civilisations modernes ont déjà vécu et vivent encore ce passage d'une ère à une autre, la Chine n'est est qu'aux prémisses.
On s'attache volontiers à ces trois sœurs qui, de leur regard innocent, bouleversent à leur tour le monde qui les entoure. Un récit romancé qui met des mots sur des faits, sur des maux.



Avec cette auteure, je valide la lettre X de ce challenge :


Xinran est née à Pékin, elle est donc chinoise.




samedi 1 juin 2013

Dracula de Bram Stoker

Kindle, 30/09/2009, 577 pages.
Lu du 22 au 1er juin 2013.
 
Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le comte Dracula, nouveau propriétaire d’un domaine à Londres. à son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante. Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres...

Mon avis : Quel plaisir de lire ce classique !!! J'ai particulièrement apprécié le récit présenté sous la forme de journaux intimes qui dévoilent parfaitement bien la psychologie et surtout l'état d'esprit des personnages. Bien loin des Twilight et autres amourettes vampiriques (mais que j'apprécie de lire également de temps en temps), Bram Stocker nous plonge dans des paysages plus fantomatiques les uns que les autres et orchestre une course-poursuite digne des plus grands scénarios cinématographiques !!! 

mercredi 22 mai 2013

Lunatique Le mal blanc d'Anne ROSSI

Nergäl, 12/2012, 32 pages.
Lu du 21 au 22 mai 2013.
 
Rongée par le mal blanc, une lèpre d'origine inconnue, une jeune louve-garou n'a plus que quelques heures à vivre. Doit-elle suivre sa meute à la recherche d'un remède, ou croire le kelpie qui veut l'entraîner chez les hommes ? De son choix dépendra sa survie ainsi que celle de toute la communauté lycanthrope et magique des Terres Noires.

Mon avis : Une belle surprise pour cette nouvelle où l'auteure arrive parfaitement à planter le décor et les personnages. Le monde fantastique s'ouvre en un instant et on se laisse porter par l'aventure de ces drôles de personnages. 32 pages c'est court mais le récit est intense, le vocabulaire est particulièrement bien choisit pour créer un univers presque plausible. Le caractère des aventuriers est également très bien dessiné et renforce l'écriture.