vendredi 2 mai 2014

Balancé dans les cordes de Jérémie GUEZ

J'ai lu, 13/03/2013, 188 pages.
Lu le 1er mai 2014.

Tony est un jeune boxeur. Garçon sans histoires, il consacre sa vie au sport, prépare son premier combat pro et se tient à l'écart des trafics qui rythment la vie de sa cité. Mais il doit composer avec une mère à problèmes, qui se laisse entretenir par des voyous. Tout dérape lorsque l'un d'entre eux la bat et l'envoie à l'hôpital. Tony décide de faire appel à Miguel, le caïd de la ville, pour étancher sa soif de vengeance. Dans ce milieu, rien n'est jamais gratuit. La faveur demandée a un prix, celui du sang.
Mon avis : Le jeune héros de Jérémie Guez, poussé par son oncle, chausse les gants faute de mieux. Un chemin de sortie dans cette banlieue qui part à l'abandon ? La vie ne lui fait pas de cadeau, un père,  gitan, parti avant sa naissance; une mère alcoolique voire pire... Fils unique tentant de s'en sortir à minima dans une zone où seuls les esprits les plus forts, les plus libres s'en sortent. Tony tente malgré tout de rester sur le droit chemin, se réfugiant dans la boxe pour échapper à la vie sordide qui se déroule en bas de ses fenêtres. Jusqu'au jour où... il trouve sa mère battue par un de ses mecs alors Tony n'a plus qu'une seule idée en tête : la vengeance. Pour arriver à cette fin, il franchit la ligne rouge et bascule du mauvais côté. S'en fuit une succession d'évènements irrattrapables qui l'enfonce de plus en plus de l'autre côté de la barrière. Droit dans ses bottes ou plutôt ses gants, Tony décide coûte que coûte de mener la danse jusqu'au final...
Un scénario digne d'un bon film de Besson !!!

Moins de 200 pages et presque autant d'uppercuts envoyés au visage du lecteur, ce livre est un petit coup de poing à lui seul. J. Guez joue avec nos nerfs et tout comme Karine Giebel le fait magistralement dans Meurtre pour rédemption, on ne peut abandonner à son triste sort ce jeune héros. Presque même final et presque même amertume de voir un nouveau jeune basculer une dernière fois...


Avec ce titre, je valide la catégorie Objet du 

Ce livre a reçu le Prix du polar SNCF en 2013