vendredi 31 octobre 2014

Irradié des Auteurs du noir

Atelier Mosécu,  06/2014, 173 pages
Lu du 29 au 31 octobre 2014
 Les auteurs du noir se mobilisent pour les enfants de Tchernobyl
Le 26 avril 1986 à 1 h 23, la fusion du réacteur provoque la catastrophe nucléaire du XXème siècle…
Cette explosion a propagé dans l’atmosphère l’équivalent radioactif de 400 fois la bombe d’Hiroshima.
Pas loin de 30 ans après la radioactivité est toujours présente en quantité trop élevée, la zone est toujours contaminée, et des enfants vivent non loin de là.
C’est pour eux, et pour que vive l’association Tchernobyl-Nord-Pas-de-Calais que le collectif des auteurs du noir s’est mobilisé cette année.

Mon avis : Voilà une lecture de saison en cette journée d'Halloween. Alors que les enfants, petits et grands, font la tournée des maisons pour remplir leur panier de friandises, me voilà plongée dans l'un des évènements dramatiques de notre histoire moderne.
1986, j'allais avoir 5 ans, ma petite sœur venait de naître et ni l'une ni l'autre ne pouvions mesurer le drame qui venait de se produire. J'ai à peine le souvenir de l'avoir étudier en cours d'Histoire et pourtant Tchernobyl fut l'une des premières catastrophes nucléaires... Il y a peu un nouveau nom a été associé à ce type d'évènement : Fukushima.
Les auteurs du noir ont la plume acérée et addictive mais ont surtout réussi en ces quelques nouvelles à me faire poser 1 000 questions.
Ces nouvelles au sujet et style différent (même si quand on a déjà lu l'auteur, on reconnaît tout de suite la marque de fabrique, celle de Barbara Abel par exemple ou de Sandra Martineau) s'enchaînent basculant de plus en plus dans la noirceur... jusqu'à ce qu'une puis deux vous fasse reprendre votre souffle et vous glisse sur un petit "nuage rose" pour rebasculer une dernière fois. Bravo à celui ou celle qui a ordonné ces courts récits car cela a été fait à merveille.
Qu'en retenir ? Une seule et même question : qu'aurais-je fait à leur place ? Le "sentiment" qui perdure après la lecture de toutes ces nouvelles reste bien le rapport à soi face à un évènement. Serait-on capable de commettre un acte répréhensible par vengeance, par désespoir, ou tout simplement pour pouvoir continuer à vivre ???