mercredi 3 juin 2015

Les rois du pétrole de Tore RENBERG

Presses de la Cité, 15/05/2015, 600 pages
Lu du 11 au 17 mai 2015


 Fraîchement divorcé, avec deux filles à charge, Pål, la quarantaine, est un joueur endetté jusqu'au cou. Acculé par ses créanciers, il ne voit bientôt plus qu'une issue : faire appel à Rudi, de la bande à Jani. Et la solution ne se fait pas attendre. Une bonne vieille arnaque à l'assurance, qui dit mieux ? Pourtant, rien ne va se passer comme prévu ; car en matière d'escroquerie il est préférable de ne pas avoir recours à un gangster en pleine crise existentielle et, surtout, d'éviter les témoins. Manque de bol, les jeunes amoureux Daniel et Sandra ont aperçu le petit groupe comploter dans la forêt. En ces jours de septembre, de nombreux destins vont basculer à Stavanger, ville portuaire du sud-ouest de la Norvège...

Mon avis : Qui n'a jamais rêvé de devenir, un jour, roi du pétrole ?
Alors que les Parques semblent joué au yoyo, la vie de quelques habitants de Stavanger va s'entrechoquer. Leur point commun : l'abandon et l'instinct de survie.
Tore Renberg brosse un portrait particulièrement saisissant de ses personnages En effet, il leur donne la parole, chacun leur tour, chapitre après chapitre. Entre récit, souvenir, introspection et projet d'avenir, le lecteur les voit évoluer au fur et à mesure de leur rencontre.
Le mal, le bien mais aussi l'amour pèse fort dans la balance de nos protagonistes. 
La famille prend également une place centrale dans ce livre. Qu'est-ce qu'une famille ? Que devient-elle quand l'un des membres abandonne la partie ? Cette notion est-elle inné ou doit-elle se construire avec ceux que l'on n'attendait pas forcément ?
Tout au long de ces 600 pages, les références musicales (et cinématographique) s'enchaînent aussi vite que dans un juke-box, dopant le récit d'une ambiance rock'n'roll fort agréable, on se surprendrait presque à siffloter les airs cités.
Mon seul bémol sera le style langagier de certains passages (cf l'image ci-dessous).
Et pourtant, même après quelques semaines, j'y repense encore en me disant que finalement, la jeunesse, la famille, l'amour sont et seront toujours des sujets universels...


 

Merci à Babelio et aux Presses de la cité de m'avoir permis de le découvrir.