mercredi 9 septembre 2015

Sans pitié ni remords de Nicolas LEBEL

Marabooks, 25/08/2015, 384 pages
Lu du 1er au 8 septembre 2015
9 novembre, cimetière du Montparnasse. Le capitaine Mehrlicht assiste, en compagnie de son équipe, aux obsèques de son meilleur ami, Jacques Morel. Quelques heures plus tard, il se retrouve dans le bureau d'un notaire qui lui remet, comme « héritage », une enveloppe contenant un diamant brut. Il s'agit de l'un des yeux d'une statue africaine, le Gardien des Esprits, dérobée dix ans auparavant lors du déménagement du Musée des arts africains et océaniens, que Jacques avait supervisé, et recherchée depuis par la « Police de l'Art ». Merlicht prend un congé et son équipe se retrouve sous le commandement du capitaine Cuvier, un type imbuvable aux multiples casseroles, quand les inspecteurs Latour et Dossantos sont appelés sur la scène de l'apparent suicide d'un retraité. Quelques heures plus tard, ils assistent impuissants à la défenestration d'une femme qui, se sentant menacée, avait demandé la protection de la police. Les deux « suicidés » avaient un point commun : ils travaillaient ensemble au MAOO lors de son déménagement. Ces événements marquent le début de 48 heures de folie qui vont entraîner Mehrlicht et son équipe dans une course contre la montre, sur la piste de meurtriers dont la cruauté et la détermination trouvent leur origine dans leur passé de légionnaires. Une enquête sous haute tension, dans laquelle débordent la fureur et les échos des conflits qui bouleversent le monde en ce début de XXIe siècle.

Mon avis : C'est sous la plume, au combien affutée, de Nicolas Lebel que le capitaine Mehlicht repart pour une nouvelle enquête, toujours accompagné de son équipe. Mais c'est son inoubliable "copain", Jacques (cf les deux premiers opus), qui, d'outre-tombe, mène la danse.
De nouveaux personnages apparaissent et la sauce prend immédiatement embarquant le lecteur dans une chasse à l'homme et aux œuvres d'art absolument passionnante.
Avis aux gourmands, l'humour de l'auteur est bien au rendez-vous avec une pincée d'ironie jubilatoire. 
Mais pour faire un bon plat (ou un bon polar à chacun sa spécialité), au-delà des ingrédients, il faut une bonne recette. Les personnages habituels se découvrent un peu plus dans ce nouveau tome et les nouveaux prennent une saveur plus profonde avec les flash-back sur leur vie passée.
Si N. Lebel se fait plus "exotique" avec cette enquête, le lecteur ne boudera pas son plaisir avec un récit particulièrement documenté sur fond de trafic d’œuvres d'art.
La société actuelle, dans son mélange de saveurs plus ou moins épicées et ses multiples ingrédients est dépeinte avec justesse et dans sa palette la plus large.
C'est donc un coup de cœur pour ce polar soigné aux petits oignons et j'ai déjà hâte de lire le prochain !!!

Je remercie Nicolas Lebel pour le clin d’œil dans les remerciements (je ne vous en dis pas plus) et oui tu peux toujours compter sur les Readers !!!