mercredi 6 mai 2015

En cas de bonheur de David FOENKINOS

J'ai lu, 04/04/2012, 320 pages
Lu du 30 mars au 4 avril 2015

"Il y a des romans d'amour qui sont déjà des films d'amour. Mais Truffaut n'est plus là pour les tourner. [...] Alors mieux vaut s'en tenir aux romans, aux rares romans d'aujourd'hui qui parlent vraiment d'amour. L'amour que nous avons vécu, l'amour que nous allons vivre, c'est sûr, l'amour que nous rêvons de vivre. Merci, Foenkinos." Erik Orsenna, de l'Académie française. 
"Jubilatoire! David Foenkinos, auteur farfelu et facétieux, ne déroge pas à sa réputation. [...] Pour cette réjouissante épopée, il se plaît dans la comédie sociale et distille ses réjouissantes sentences en dissertant une fois encore sur l'avenir de la vie conjugale." Nathalie Valiez – Elle

Mon avis : Pas de résumé sur la 4ème de couverture et il serait bien périlleux de vous en faire un. Pour vous donner l'amorce, on retrouve un couple en plein déboire.
L'auteur dissèque, non sans une belle pointe d'humour, le couple, les relations familiales, l'amitié... le tout condensé en moins de 200 pages.
Très souvent, la routine devient synonyme de sécurité pour le train-train quotidien. Mais elle enferme également dans un cage plus ou moins dorée, plus ou moins réaliste. Certains et/ou certaines s'en aperçoivent et décident de réactiver la flamme des premiers jours. D'autres vont tout simplement voir ailleurs.
C'est ce que décide Jean-Jacques menant ainsi son couple à la séparation.
Or, la vie n'est pas un long fleuve tranquille surtout sous la plume de ce drôle d'auteur qui prend un malin plaisir à balloter ses personnages comme de vulgaires marionnettes.

Ce qui est sûr avec ce livre, c'est :
- que toute vérité est bonne à dire, aussi difficile soit-elle...,
- que l'amour est une leçon de vie et un "travail" au quotidien,
- que parfois un seul regard suffit à tout dire,
- que le passé n'appartient qu'au passé et que le futur se construit au présent,
- que les "cours de russe" doivent vous mettre la puce à l'oreille,
- et que finalement, je garde un doute sur l'installation d'un hamac dans le jardin.

"Bien sûr que non, ce n'est jamais simple. 
On passe notre temps à aimer des souvenirs qui, eux, nous oublient. 
Chaque grain de nostalgie est un rétrécissement du chemin nous menant à la mort."